Chers amis, chers lecteurs,
Depuis de nombreuses années, j’observe l’impact de la mémoire transgénérationnelle sur nos vies.
Et, par la même occasion, à quel point la vie peut être différente lorsqu’on prend le temps de questionner son histoire familiale.
À mes yeux, interroger cette histoire — y compris ses traumatismes — est la condition sine qua non pour accéder à une forme de liberté intérieure : celle du choix conscient.
Quel lien entre transgénérationnel et liberté de choix ?
Aujourd’hui, je vous propose de nous arrêter ensemble sur un traumatisme très particulier dans l’histoire familiale.
Un traumatisme courant, dont l’impact est souvent sous-estimé, et qui pourtant agit très concrètement dans nos vies.
Il s’agit du deuil traumatique.
Qu’est-ce qu’un deuil traumatique ?
C’est ce que j’appelle personnellement : les deuils de l’extrême.
Des décès qui concernent les enfants, les jeunes adultes fauchés brutalement, les disparus dont on n’a jamais retrouvé le corps.
Ce sont aussi ces personnes pleines de vie, sorties pour quelques minutes… et jamais rentrées.
Ou encore les morts violentes, impossibles à anticiper ou à intégrer.
Le deuil traumatique, c’est tout ce à quoi l’on ne peut ni se préparer, ni se résigner.
Est-ce que cela vous concerne ?
Dans nos arbres généalogiques, il y a des noms, des dates, des branches…
Mais tous ne résonnent pas de la même façon.
Il y a peut-être un prénom que vous avez entendu souvent, ou jamais.
Des personnes dont la date de décès est connue, d’autres non.
Des prénoms répétés dans plusieurs générations, voire au sein d’une même fratrie.
Et ces dates… combien de naissances dans votre lignée ont lieu le même mois ?
Y a-t-il des correspondances avec une date de décès plus ancienne ?
Ou encore : ce grand-oncle disparu tragiquement dont vous connaissez l’histoire dans les moindres détails — alors que vous ignorez tout des autres membres de la famille.
« Je ne l’ai pas connu… quel lien avec moi ? »
Si tout va bien dans votre vie, alors il n’y a rien à chercher.
Vraiment. Continuez ainsi.
Mais :
– si, chaque année, à la même période, une fatigue ou une tristesse inexpliquée revient.
– si vous avez de la rancoeur pour l’un de vos prénoms.
– si un passage de votre vie résonne étrangement avec l’histoire de l’un de vos ancêtres.
Alors oui, vous êtes peut-être concerné·e.
Et si cet article vous touche, vous interroge, ou vous émeut… il est fort probable que votre histoire familiale prenne dans votre vie, plus de place que vous ne le pensez.
Et maintenant, que faire ?
Pour aller plus loin, j’ai choisi de vous présenter un ouvrage :
Le syndrome du gisant — du Dr Salomon SELLAM
(Sous-titre : Un subtil enfant de remplacement)
Plutôt qu’un résumé, je vous partage ici ma compréhension et ma mise en pratique de cette lecture.
- Le Dr Sellam explique comment l’inconscient du clan (inconscient = schéma automatique) peut organiser une naissance en réponse à un vide et/ou à une douleur non réparée. Il s’agit d’un mécanisme de survie du clan.
- Une même personne peut porter plusieurs deuils non résolus, issus de branches différentes.C’est toujours intéressant de le savoir, le nommer permet parfois de soulager certains aspects de notre quotidien.
- La date de naissance, 9 mois après et 9 mois avant, sont des informations intéressantes à observer. Elles permettent de faire émerger des pistes nouvelles par des liens subtiles.
- Certains choix relationnels ne sont peut-être pas “les vôtres”. Un conjoint, un associé, un meilleur ami…Si vous creusez, vous pourriez découvrir que cette personne présente les caractéristiques d’un défunt important de votre arbre.
C’est toujours intéressant de le savoir.
Que faire de toutes ces informations ?
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Si vous aimez la théorie, lisez ce livre.
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Si vous n’aimez pas lire, et que le sujet semble vous toucher personnellement, je vous invite :
– à questionner votre histoire auprès de vos proches,
– vous faire accompagner par un·e professionnel·le de l’analyse transgénérationnelle.
Osez vous faire accompagner : moi, ou quelqu’un d’autre, peu importe.
Parce qu’un bon guide vaut toujours mieux qu’un raccourci qui mène nulle part.
N’hésitez pas à transmettre cet article à ceux qui en auraient besoin.
Et si vous souhaitez me faire part de vos impressions, vous pouvez le faire en commentaire ou en privé.
Magalie




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